Confort d'été et DPE : ce que révèle l'analyse de la base ADEME | U.R.B.S.

Confort d'été et DPE : ce que révèle l'analyse de la base ADEME

Publié le 6 août 2026 · Étude réalisée par U.R.B.S (Marc Grossouvre et Jonathan Villot)

Confort d'été Base ADEME Rénovation énergétique Bouilloire thermique DPE neuf & immeuble

Depuis l'arrêté du 31 mars 2021 et son annexe 9, le DPE évalue le confort d'été des logements et les classe en trois catégories : Insuffisant, Moyen, Bon. Notre étude porte sur l'analyse de 16 423 000 DPE de la base ADEME réalisés depuis juin 2021 en France métropolitaine, dont 16 112 000 DPE de logement, neufs et existants, et 311 000 DPE collectifs. Voici nos principaux résultats.

48 %
des logements en France métropolitaine ont un confort d'été insuffisant
37 % moyen · 14 % bon
1/3
des DPE logement (5 702 000) n'affichent aucun indicateur de confort d'été
71 % ont pourtant les données
91 %
des 1 340 000 DPE neufs n'ont aucun niveau de confort d'été renseigné
moins de 2 % décrivent l'enveloppe
637 000
logements classés « Bon » seraient en réalité des bouilloires thermiques
37 % de ≈ 1,7 M de DPE « Bon »

48 % des logements de France métropolitaine ont un confort d'été insuffisant — un résultat cohérent avec l'étude Pouget Consultants de juin 2026 (16 millions de « bouilloires thermiques »).

Mais il reste une marge de progression en amont : 1 DPE logement sur 3 n'affiche aucun indicateur de confort d'été, alors que la donnée pour le calculer existe déjà dans 71 % de ces cas. Et quand l'indicateur est renseigné, sa cohérence peut encore progresser : sur près de 1,7 million de DPE classés « Bon », 37 % sont en réalité des bouilloires.

L'indicateur, lui, existe déjà. Le premier chantier n'est donc pas d'en inventer un autre, mais de le renseigner partout où c'est possible — et de le renseigner juste, pour qu'il pèse réellement dans les travaux de rénovation.

Été 2026, la France des bouilloires thermiques — 48 % des logements ont un confort d'été insuffisant, 37 % moyen, 14 % bon — U.R.B.S.
Confort d'été des logements en France (DPE), après recalcul et extrapolation sur le parc métropolitain · U.R.B.S., 2026

Comment le DPE mesure-t-il le confort d'été ?

Depuis l'arrêté du 31 mars 2021 et son annexe 9, le DPE évalue le confort d'été des logements et le classe en trois catégories : Insuffisant, Moyen, Bon. Ce classement résulte de cinq informations clés, les « déterminants » : deux prioritaires (protection solaire extérieure, isolation de la toiture) et trois secondaires (inertie lourde, aspect traversant, brasseur d'air fixe).

La règle est stricte : l'absence d'un seul déterminant prioritaire suffit à classer le logement en Insuffisant, quel que soit le nombre de déterminants secondaires acquis. Les deux prioritaires acquis, il faut ensuite deux déterminants secondaires sur trois pour atteindre Bon. Deux exemples suffisent à montrer ce que cette hiérarchie implique concrètement.

Verdict : insuffisant

Un logement protégé du soleil, à inertie lourde, traversant et équipé d'un brasseur d'air, mais dont la toiture n'est pas isolée.

Quatre déterminants sur cinq, et pourtant classé Insuffisant : aucun cumul de déterminants secondaires ne rachète un déterminant prioritaire manquant.

Verdict : moyen

Un logement protégé du soleil et dont la toiture est isolée, à inertie lourde, mais ni traversant ni équipé d'un brasseur d'air.

Les deux prioritaires sont acquis, mais un seul déterminant secondaire sur trois : il faut en réunir deux pour atteindre Bon.

C'est cet indicateur, déjà prévu par la réglementation, que notre analyse a recalculé et confronté aux données publiées par l'ADEME.

Périmètre et méthode

Sur la base des déterminants disponibles dans les DPE, nous avons recalculé la classe de confort d'été de chaque logement selon la règle de l'annexe 9 : sur les 16 423 000 DPE du périmètre, 14 220 000 portent les données nécessaires à ce recalcul. Les 311 000 DPE collectifs sont analysés à part, la loi ne prévoyant pas d'indicateur de confort d'été à l'échelle du bâtiment d'habitation collective.

La distribution des classements a ensuite été extrapolée par post-stratification sur 14 strates de type d'habitat et de période de construction, à l'ensemble des 37 168 000 logements du parc métropolitain — c'est cette extrapolation qui donne les chiffres de 48 % / 37 % / 14 % présentés plus haut.

Cinq constats issus de l'analyse de la base DPE

L'analyse des Diagnostics de Performance Énergétique (DPE) de la base de l'ADEME met en évidence une marge de progression importante : le confort d'été gagnerait à être mieux mesuré, quand il l'est. Cinq constats se dégagent de l'analyse.

  • 48 % des logements en France métropolitaine ont un confort d'été insuffisant et peuvent être qualifiés de bouilloires thermiques — un résultat aligné avec l'étude Pouget Consultants de juin 2026 (16 millions de bouilloires thermiques).
  • 5 702 000 DPE logement (environ 1/3 des DPE) n'affichent pas d'indicateur de confort d'été, alors que 71 % d'entre eux (4 063 000) contiennent pourtant toutes les données nécessaires à son calcul.
  • Dans les DPE neufs, le confort d'été est (quasi) systématiquement absent : sur 1 340 000 DPE neufs, plus de 91 % n'ont aucun niveau de confort d'été, et moins de 2 % décrivent l'enveloppe du bâtiment. L'import des études thermiques RT2012 et RE2020 ne reprend que les résultats numériques (étiquette énergie, GES), pas les caractéristiques physiques du bâtiment.
  • Le confort d'été est le grand oublié des DPE immeubles : 96 % des 311 000 DPE d'immeuble n'ont pas de niveau de confort d'été, tout simplement parce que la loi ne le prévoit pas.
  • Des écarts significatifs entre le niveau affiché et le recalcul : sur près de 1,7 million de DPE affichant une classe de confort d'été « Bon », 37 % (637 000 logements) sont en réalité des bouilloires (classe « Insuffisant ») après recalcul.
Le confort d'été, grand oublié des DPE neufs et des DPE collectifs
Manquant Présent Niveau de confort d'été Inertie U du plancher haut État des fermetures U des murs extérieurs DPE neuf DPE neuf — Niveau de confort d'été : 91 % manquant, 9 % présent DPE neuf — Niveau de confort d'été : 91 % manquant, 9 % présent 91 % DPE neuf — Inertie : 98 % manquant, 2 % présent DPE neuf — Inertie : 98 % manquant, 2 % présent 98 % DPE neuf — U du plancher haut : 98 % manquant, 2 % présent DPE neuf — U du plancher haut : 98 % manquant, 2 % présent 98 % DPE neuf — État des fermetures : 98 % manquant, 2 % présent DPE neuf — État des fermetures : 98 % manquant, 2 % présent 98 % DPE neuf — U des murs extérieurs : 98 % manquant, 2 % présent DPE neuf — U des murs extérieurs : 98 % manquant, 2 % présent 98 % DPE logement existant DPE logement existant — Niveau de confort d'été : 30 % manquant, 70 % présent DPE logement existant — Niveau de confort d'été : 30 % manquant, 70 % présent 30 % DPE logement existant — Inertie : 1 % manquant, 99 % présent DPE logement existant — Inertie : 1 % manquant, 99 % présent 1 % DPE logement existant — U du plancher haut : 29 % manquant, 71 % présent DPE logement existant — U du plancher haut : 29 % manquant, 71 % présent 29 % DPE logement existant — État des fermetures : 4 % manquant, 96 % présent DPE logement existant — État des fermetures : 4 % manquant, 96 % présent 4 % DPE logement existant — U des murs extérieurs : 4 % manquant, 96 % présent DPE logement existant — U des murs extérieurs : 4 % manquant, 96 % présent 4 % DPE collectif DPE collectif — Niveau de confort d'été : 96 % manquant, 4 % présent DPE collectif — Niveau de confort d'été : 96 % manquant, 4 % présent 96 % DPE collectif — Inertie : 4 % manquant, 96 % présent DPE collectif — Inertie : 4 % manquant, 96 % présent 4 % DPE collectif — U du plancher haut : 5 % manquant, 95 % présent DPE collectif — U du plancher haut : 5 % manquant, 95 % présent 5 % DPE collectif — État des fermetures : 5 % manquant, 95 % présent DPE collectif — État des fermetures : 5 % manquant, 95 % présent 5 % DPE collectif — U des murs extérieurs : 5 % manquant, 95 % présent DPE collectif — U des murs extérieurs : 5 % manquant, 95 % présent 5 % Champ : DPE de la base ADEME réalisés depuis juin 2021, France métropolitaine. Le pourcentage annoté est celui de la donnée manquante.
Part des DPE dont la donnée est manquante, par segment et par variable · U.R.B.S. d'après la base DPE ADEME

Rapportés à la taille des différents segments de la base DPE, ces écarts de complétude dessinent une carte précise de là où l'indicateur gagnerait le plus à être renseigné :

Segment de DPE Volume analysé Sans indicateur Part concernée
DPE logements neufs1 340 000≈ 1 220 000> 91 %
DPE logements existants14 772 000≈ 4 430 00030 %
DPE immeubles (collectifs)311 000≈ 298 50096 %

Volumes calculés à partir des taux communiqués sur la base DPE ADEME, millésime 2026. Chiffres arrondis.

Un gisement déjà disponible : 5 702 000 DPE sans niveau, dont 4 063 000 calculables
Niveau disponible Niveau absent 0 4 8 12 16 Nombre de DPE de logement, en millions Confort d'été publié par l'ADEME Confort d'été publié : 10 410 000 DPE avec niveau 5 702 000 DPE sans niveau 10 410 000 Confort d'été recalculé par U.R.B.S. Confort d'été : 14 220 000 DPE avec niveau 1 892 000 DPE sans niveau 14 220 000 Champ : 16 112 000 DPE de logement réalisés depuis juin 2021, France métropolitaine ; DPE collectifs exclus.
Nombre de DPE de logement portant un niveau de confort d'été, tel que publié par l'ADEME puis après recalcul U.R.B.S. · U.R.B.S.

Une complétude qui progresse, puis plafonne

Le taux de complétude de l'indicateur de confort d'été (sur les DPE de logement existant, hors collectif) s'est nettement amélioré entre 2021 et 2022, passant de 30 % à 75 %. Depuis, il ne progresse plus franchement : il retombe à 64 % en 2024, avant de remonter à 83 % sur les premiers mois de 2026.

Complétude du niveau de confort d'été, par année de réalisation du DPE
0 25 50 75 100 2021 : 30 % des DPE portent le niveau de confort d'été 2021 30 % 2022 : 75 % des DPE portent le niveau de confort d'été 2022 75 % 2023 : 71 % des DPE portent le niveau de confort d'été 2023 71 % 2024 : 64 % des DPE portent le niveau de confort d'été 2024 64 % 2025 : 74 % des DPE portent le niveau de confort d'été 2025 74 % 2026 : 83 % des DPE portent le niveau de confort d'été 2026 83 % Part de DPE portant le niveau (%) Année de réalisation du DPE Champ : DPE de logements existants hors collectif. Le déficit de 2021 est celui des DPE de version 1.0 et 1.1 ; les années 2021 et 2026 sont incomplètes.
Part des DPE de logement existant portant un niveau de confort d'été · U.R.B.S. d'après la base DPE ADEME

Sur l'ensemble des DPE réalisés de 2022 à 2025, l'indicateur demeure absent dans environ 30 % des cas, soit près d'un DPE sur trois : la marge de progression reste entière.

Quand l'indicateur existe, sa cohérence peut encore progresser

Même là où l'indicateur est renseigné, son calcul n'est pas toujours cohérent avec les données qui le déterminent. Sur les 10 157 000 DPE disposant à la fois d'un niveau publié par l'ADEME et d'un niveau recalculé par U.R.B.S., les écarts sont importants :

Confort d'été publié (ADEME) Bon (recalculé) Moyen (recalculé) Insuffisant (recalculé)
Bon950 000120 000637 000
Moyen186 0003 929 000233 000
Insuffisant221 000214 0003 666 000
Classement concordantÉcartClassé « Bon » mais bouilloire

Champ : les 10 157 000 DPE qui portent à la fois un niveau publié et un niveau recalculé.

Le recalcul montre que 637 000 DPE, soit 37 % des quelque 1,7 million qui classent le logement en « Bon », ressortent « Insuffisant » après recalcul. En un mot : dans plus d'un cas sur trois, un logement classé « Bon » en confort d'été est en réalité une potentielle bouilloire thermique.

Précisons-le d'emblée : ces écarts ne sont pas imputables aux diagnostiqueurs. La règle de décision de l'annexe 9 n'est pas triviale à implémenter — nous avons nous-mêmes dû nous y reprendre à plusieurs reprises pour la répliquer fidèlement —, elle ne tient pas compte de l'altitude, des ombres portées ou d'un environnement arboré, et aucun contrôle de cohérence automatique n'existe aujourd'hui au moment du dépôt. Autrement dit, la chaîne dans son ensemble — règle, logiciels, contrôle — mérite d'être outillée, et c'est précisément l'objet des pistes proposées plus bas.

La rénovation améliore, mais pas toujours assez

L'analyse de plus de 528 000 audits énergétiques de logements montre qu'après travaux projetés, 53 % des logements « bouilloires » voient leur classement de confort d'été amélioré, mais 47 % demeurent des bouilloires, et 1 % de l'ensemble des logements audités voient leur confort d'été dégradé.

Confort d'été avant travaux Bon (après) Moyen (après) Insuffisant (après)
Bon50 0001 0002 000
Moyen2 00082 0004 000
Insuffisant78 000127 000180 000
AméliorationStableDégradation

Champ : les 528 000 audits de logement dont le confort d'été est recalculé avant travaux et à l'étape finale du scénario en une étape.

L'amélioration vient essentiellement de l'isolation de la toiture — déterminant prioritaire — qui passe de 50 % à 92 % de couverture sur les 530 000 audits dont les déterminants sont recalculés.

Toute rénovation intégrant une isolation sous toiture et des protections solaires sur les fenêtres devrait suffire à sortir un logement du statut de bouilloire : il y a là un levier simple et peu coûteux à intégrer plus systématiquement dans les scénarios de travaux.

Conclusion : quatre chantiers pour fiabiliser l'indicateur existant

Après l'été caniculaire de 2026, de nombreuses voix s'élèvent de nouveau contre le DPE, qui propose pourtant déjà un indicateur de confort d'été. Cet indicateur est jeune, il a le mérite d'exister, et il est perfectible. Plutôt que de le remplacer, quatre chantiers concrets permettraient d'en tirer bien davantage — ils relèvent de la réglementation, des logiciels et des contrôles au dépôt, non du travail de terrain :

🏗️
Importer les données du neuf

Exiger l'import des caractéristiques physiques du bâtiment dans les DPE neufs, issues des études thermiques RT2012 et RE2020 — pas seulement leurs résultats numériques.

🔒
Rendre l'indicateur bloquant

Rendre le niveau de confort d'été obligatoire et bloquant au moment du dépôt du DPE.

🔎
Contrôler la cohérence

Contrôler systématiquement la cohérence du niveau de confort d'été obtenu avec les modalités des cinq déterminants, à sa publication.

⚖️
Étendre l'obligation aux immeubles

Intégrer dans la loi l'obligation de calculer un indicateur de confort d'été dans les DPE immeubles (collectifs).

Avant de créer un nouvel indicateur de « confort d'été », calculons déjà celui qui existe, et faisons-le bien, pour qu'il pèse réellement dans les travaux et les stratégies de rénovation du parc. Aucune de ces quatre pistes ne demande d'effort supplémentaire aux diagnostiqueurs sur le terrain : elles portent sur la règle, les logiciels et les contrôles au dépôt.

Questions fréquentes

Combien de logements ont un confort d'été insuffisant en France ?

48 % des logements en France métropolitaine ont un confort d'été insuffisant, 37 % un confort moyen et 14 % un bon confort d'été. Ce résultat, obtenu par recalcul et extrapolation sur l'ensemble des 37 168 000 logements du parc métropolitain, est cohérent avec l'étude Pouget Consultants de juin 2026, qui évalue à 16 millions le nombre de logements « bouilloires thermiques ».

Pourquoi autant de DPE n'affichent-ils pas d'indicateur de confort d'été ?

Sur 16 112 000 DPE logement analysés (neufs et existants), 5 702 000 (environ 1/3) n'affichent aucun indicateur de confort d'été. Pourtant, 71 % de ces DPE (4 063 000) contiennent déjà toutes les données nécessaires à son calcul : l'absence de l'indicateur tient donc davantage à un choix méthodologique ou logiciel qu'à un manque de données. Le phénomène est bien plus marqué sur les DPE neufs (91 % sans indicateur, ni les données pour le calculer) et sur les 311 000 DPE immeubles (96 % sans indicateur), pour lesquels la loi ne prévoit pas cet indicateur.

L'indicateur de confort d'été du DPE est-il fiable quand il est renseigné ?

Sa cohérence peut encore progresser. Sur les 10 157 000 DPE disposant à la fois d'un niveau publié par l'ADEME et d'un niveau recalculé, 637 000 logements classés « Bon » — soit 37 % des quelque 1,7 million de DPE « Bon » — ressortent « Insuffisant » (bouilloire thermique) après recalcul. Ces écarts proviennent d'incohérences entre le niveau affiché et les cinq données (déterminants) qui le déterminent selon l'annexe 9 du DPE. Ils ne sont pas imputables aux diagnostiqueurs : la règle est complexe à implémenter et aucun contrôle de cohérence automatique n'existe aujourd'hui au moment du dépôt.

Comment expliquer l'écart entre le niveau publié par l'ADEME et le niveau recalculé ?

Plusieurs hypothèses, qui se cumulent probablement plutôt qu'elles ne s'excluent — et aucune ne constitue un procès fait aux diagnostiqueurs. Les logiciels DPE : la règle de décision de l'annexe 9 n'est pas triviale à implémenter — nous avons nous-mêmes dû nous y reprendre à plusieurs reprises pour la répliquer fidèlement ; son application peut donc varier d'un éditeur à l'autre. Des ajustements manuels : la règle peut sembler sévère dans certains cas — elle ne tient pas compte de l'altitude, des ombres portées ou d'un environnement arboré — ce qui peut légitimement conduire à ajuster un résultat jugé éloigné de la réalité observée sur le terrain. Et surtout, l'absence de contrôle de cohérence bloquant : contrairement à d'autres champs du DPE, l'ADEME n'impose aujourd'hui aucune vérification automatique entre le niveau affiché et les cinq déterminants qui le déterminent, au moment du dépôt — c'est précisément le garde-fou proposé plus haut. C'est donc la chaîne dans son ensemble — règle, logiciels, contrôle — qui mérite d'être outillée.

Quelles pistes pour améliorer l'indicateur de confort d'été dans les DPE ?

Quatre pistes sont proposées : exiger, pour les DPE neufs, l'import des caractéristiques physiques du bâtiment issues des études thermiques RT2012 et RE2020 ; rendre le niveau de confort d'été obligatoire et bloquant au moment du dépôt du DPE ; contrôler systématiquement la cohérence du niveau obtenu avec les modalités des cinq déterminants à sa publication ; et intégrer dans la loi l'obligation de calculer un indicateur de confort d'été dans les DPE immeubles (collectifs).

Diagnostiqueurs, éditeurs de logiciels DPE, syndics, acteurs de la rénovation : ces quatre pistes vous semblent-elles applicables, ou y voyez-vous des angles morts ? Votre expérience du terrain nous intéresse particulièrement — y compris, et surtout, si elle contredit nos chiffres.

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